
La maladie d’Alzheimer se présente comme une des maladies neurodégénératives à progression lente, suivant le rythme de dégénérescence des cellules cérébrales appelées neurones.
Par conséquent des changements physiques et chimiques s’opèrent dans le tissu cérébral et dans le fonctionnement du cerveau. Cela se traduit par des troubles de mémoire, d’attention, de langage, d’humeur, de personnalité, et de la difficulté à effectuer des tâches familières etc.
Les premiers symptômes peuvent se confondre avec le vieillissement normal du cerveau. Quelques exemples incluent :
– TC (troubles cognitifs) : Ne pas pouvoir se rappeler les détails d’une conversation ou d’un événement récent.
– Normal : Ne pas pouvoir se rappeler les détails d’une conversation ou d’un événement qui a eu lieu il y a un an.
– TC : Ne pas reconnaître les membres de sa famille immédiate ou ne pas se rappeler leur nom.
– Normal : Ne pas se rappeler le nom d’une connaissance.
– TC : Oublier des choses ou des événements plus fréquemment.
– Normal : Oublier occasionnellement des choses ou des événements; et ainsi de suite.
Il faut comprendre que le cerveau vieillit comme notre corps, qu’il ne donne pas la même performance et peut occasionnellement nous faire défaut. La différence avec les troubles cognitifs est la répétition des problèmes et l’incapacité d’y remédier, comme d’aller chercher l’information nécessaire, retrouver ses objets égarés ou ne pas pouvoir retracer son auto dans le stationnement de manière répétée, oublier souvent ce qu’on a mangé au déjeuner etc.
Les symptômes peuvent devenir plus sévères allant jusqu’à la perte de l’autonomie dans les activités quotidiennes. Cependant, beaucoup de mythes subsistent dans les esprits au sujet de la maladie d’Alzheimer et il faudrait se renseigner ou s’éduquer pour les éviter; à titre d’exemple, il est faux de croire que toutes les personnes atteintes de troubles cognitifs deviennent violentes et agressives, ou bien qu’elles ne comprennent rien de ce qui se passe autour d’elles. Même sévèrement atteintes elles peuvent sentir les appréhensions et les attitudes des autres autour.
Les statistiques sont alarmantes : 5 millions d’américains souffrent de la maladie dont une majorité de noirs. Au Canada, 564 000 personnes en sont atteintes (juin 2016) et un total de 44 millions et plus autour du monde. Pourtant, la génétique ne compte que pour 5% des cas, ce qui porte les chercheurs à regarder du côté du mode de vie : meilleure alimentation, exercices physiques (cardio, marche, entrainement intensif par intervalle), stimulations mentales, réduction du stress pour garder le cortisol (hormone du stress) en contrôle, combat contre les excès d’alcool et de tabac et des drogues, dormir suffisamment, prévention des maladies métaboliques (hypertension, cardiovasculaire, diabète, obésité etc.). Des suppléments alimentaires spécifiques pour combler des manques de vitamines et minéraux liés à la santé du cerveau sont aussi à regarder.
A noter que le stress, le manque de sommeil, l’exercice physique régulier sont tous aussi importants qu’une alimentation adéquate. De plus ignorer des symptômes clairs et dérangeants peut augmenter considérablement les risques de développer des troubles cognitifs.
Ce qui est recommandé pour la mémoire : maintenir une routine, garder chaque chose à sa place, faire une chose à la fois, répéter les nouvelles infos ou le nom d’une personne que vous rencontrez pour la première fois, faire des associations des nouvelles informations avec ce que vous connaissez déjà, impliquez vos sens pour stimuler votre mémoire (mémoire visuelle par exemple), s’éduquer et se renseigner sur les stratégies à utiliser tous les jours pour améliorer la mémoire et le cognitif et ensuite enseigner aux autres à en faire autant.
Savoir tirer le meilleur des pratiques et habitudes de santé peut aider à réduire les risques de développer des troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer.



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